Genre: Jeunesse /Fantastique (dès 13 ans)
Nombre de pages: 384
Date de sortie: 02/07/2014
Prix support papier: 6€90
Prix format numérique: 10€99
ISBN: 978-2013285216
Editions: Le livre de Poche Jeunesse
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Synopsis:
Trois ans à sortir avec le beau, sublime, merveilleux Bryan. Trois ans ensemble, et à l’instant où le diplôme est en poche, l’université au bout du chemin, Bryan quitte Devi. Effrondée, la jeune fille pense que son avenir est fichu. Mais le destin n’a pas dit son dernier mot. Son portable sonne : à l’autre bout du fil, c’est elle-même, Devi, trois ans plus tôt. Une version d’elle-même qui n’a pas encore connu ses déboires et aurait bien besoin de ses conseils. Devi se trouve soudain devant une chance inespérée : tout recommencer... autrement !
Tout est possible
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Extrait: Je suis censée aller rendre la montre de Bryan chez Nordstrom et rentrer ensuite à la maison. Mais en fait, je traîne près de la fontaine circul.aire de la galerie marchande de Stonybrook, et je regarde fixement la vitrine de l’institut Bronzage et Beauté, qui montre la photo d’une femme sans aucune ride avec le slogan : Remontez le temps.Bonne idée. Si je pouvais remonter le temps, je dirais pas mal de choses à celle que j’étais. Par exemple :En CE2, ne pas laisser Karin Ferris te couper la frange. Ton ancienne copine n’a rien d’une styliste. Elle va la couper trop court sans le faire exprès. Et pas droit. Tu seras obligée de mettre des barrettes vertes qui vont te donner la migraine jusqu’à la fin de l’année.En CM2, ne pas mettre de guimauve dans le grille-pain, même si ça te paraît être une idée géniale. Croustillant et moelleux, miam ! Non. En gonflant, l’extrémité d’une des guimauves touche la résistance et le grille-pain prend feu. Et pour le restant de tes jours, la famille au complet racontera à qui veut l’entendre comment tu as failli mettre le feu à la maison.En seconde, ne pas laisser ton appareil dentaire dans une serviette en papier à la cafétéria. Sauf si tu tiens à farfouiller dans trois poubelles pleines de spaghettis et de viande hachée pour le retrouver. En décembre dernier, ne pas acheter le jean Dolly que tu aimes en taille 34 en croyant qu’il va se distendre. Ça n’arrive jamais.Il y a quinze jours, ne pas LUI acheter une montre en argent comme cadeau surprise de fin d’études, parce que tu passeras la totalité du jour de congé de la fête des terminales à faire la queue au centre commercial pour aller la rendre. Ce qui m’amène au point le plus important.Bryan.Si je pouvais remonter dans le temps, le conseil primordial que je me donnerais serait le suivant : ne jamais tomber amoureuse de Bryan. Je mettrais en garde la jeune fille inexpérimentée que j’étais de ne pas même accepter de sortir avec lui, pour commencer. Encore mieux : la fête où nous avons fait officiellement connaissance quand j’étais en seconde n’aurait jamais lieu. Bon, d’accord, la fête aurait pu avoir lieu, mais quand il m’aurait appelée pour me demander de sortir avec lui, j’aurais dit non. « C’est gentil à toi de le proposer mais ça ne m’intéresse pas. Merci, mais non, je te remercie. Bonne chance. » Je me serais peut-être conseillé de ne pas prendre la peine d’aller à la fête. Plutôt de rester chez moi pour ranger mon placard.Imaginez. Parler à celle que j’étais à quatorze ans. Ce serait trop bien.Juste à côté de l’institut Bronzage et Beauté, je repère la tignasse blonde décolorée de Veronica de Bella Boutique. Elle me fait un signe de la main. Je lui réponds.– Devi, viens voir notre nouvelle collection, me crie-t-elle. Elle est top géniale !Comme si j’allais l’écouter. C’est elle qui m’a juré craché que mon jean allait se détendre.– Je te ferai la remise réservée au personnel ! propose-t-elle, alors que je n’ai pas travaillé dans la boutique une seule fois depuis l’été dernier.Je lui réponds :– D’accord, je passe voir dans une minute.Au lieu de quoi je fouille dans mon sac, prends mon téléphone pour lire mes messages. Je veux entendre celui qu’il a laissé ce matin. Réentendre, en fait. Je ne l’ai écouté qu’une fois. Bon, sept fois. Lamentable, je sais. Mais j’espère chaque fois qu’il aura changé.« Salut Devi, c’est moi. »Bryan a une voix grave et rauque, comme s’il fumait. On a essayé de fumer une fois ensemble, au belvédère Morgan du mont Woodrove, quand on était en seconde. Mais quand on s’est embrassés, il sentait la chaussette sale, et du coup ça a été la fin de notre carrière de fumeurs.Sniff.Tout s’en va en fumée.« J’aimerais que tu répondes, continue sa voix. Tu réponds toujours, d’habitude. »Silence, comme s’il attendait que je le fasse.« Je te demande pardon. Je veux dire, je regrette, je suis vraiment désolé. Je ne voulais pas te faire de mal. »Le message continue mais je l’entends à peine parce que je me suis mise à pleurer et j’ai les joues toutes mouillées et les mains aussi et comment a-t-il pu me dire qu’il m’aimait alors que visiblement il ne m’aime pas et…Plouf !Comme une savonnette dans la baignoire, mon téléphone m’a glissé des mains et est tombé dans la fontaine. Super. Encore une chose à dire à celle que j’étais avant (il y a deux secondes) : ne pas laisser tomber ton téléphone dans une mare d’eau de Javel. Je scrute les profondeurs. Un éclair argenté scintille. Est-ce mon téléphone ? Non. C’est une pièce de monnaie. En plus de mon portable, la fontaine est également pleine de pièces. Y a-t-il vraiment des gens ici-bas qui croient que jeter une pièce dans l’eau peut réaliser vos souhaits ?Ah ! Ça y est, je le vois ! Je tends le bras pour le saisir, mais il est trop loin. Je m’allonge sur le ventre et essaie encore. Un peu plus… j’y suis presque…Le téléphone est aspiré hors de ma portée par le soudain tourbillon des jets d’eau de la fontaine. Flûte ! Il va falloir que j’y entre.Heureusement, je porte des claquettes. Je jette un regard aux alentours pour vérifier qu’aucun agent de la sécurité n’est en train de m’observer, je remonte le bas de mon jean (qui est si serré qu’il me coupe la respiration) et je pose un pied dans la fontaine.C’est froid. Gluant. Ça chatouille !Beurk. En baissant les yeux, je vois mes orteils gonflés et teints en vert. Peut-être que l’eau est radioactive et que je suis en train de me métamorphoser en Hulk.Du coin de l’œil, j’aperçois Mike Travis, Scott Puttin et Frank Kellerman, qui parcourent la galerie marchande comme s’ils étaient propriétaires des lieux. Mike – sans conteste l’un des garçons les plus sexy de notre classe – a les cheveux noirs, des muscles d’athlète et un sourire aveuglant. Je parierais qu’il se fait blanchir les dents. Scott est plutôt mignon, lui aussi, si vous aimez le genre BCBG sûr de lui. Et Kellerman – tout le monde l’appelle Kellerman – a déjà l’air d’appartenir à une fraternité étudiante. Il porte toujours la casquette de club de son frère aîné, et je crois que je ne l’ai jamais vu autrement qu’en pantalon de survêt.Je me baisse pour que cette bande de mecs super-cool ne me voie pas. Il ne manquerait plus que ça pour aujourd’hui. L’eau monte dans mon jean jusqu’à la hauteur des genoux. Zut ! Zut et zut ! Quand ils ont disparu dans le rayon alimentation, je me redresse et cherche à localiser mon téléphone. Ah, le voilà ! Yahoo ! En équilibre sur un tas de pièces de monnaie. Je le tiens ! Yes !Et maintenant, il ne me reste plus qu’à sortir de là…Splash ! Le jet d’eau me surprend et avant de m’en rendre compte, je me retrouve sur les fesses. Super. J’ai les yeux qui commencent à me piquer.Je me relève pour regagner le bord saine et sauve, en laissant une traînée de gouttelettes vertes phosphorescentes.Sans m’occuper de mon jean trempé – peut-être que les produits chimiques vont l’aider à se détendre ? – j’essuie mon téléphone sur mon tee-shirt, comme si ça pouvait être utile. Faites qu’il ne soit pas abîmé, je vous en prie, je vous en prie. J’appuie sur la touche d’accès.Silence. Aucun son. Aucune connexion. Rien du tout.Je m’aperçois que Veronica me regarde fixement.– Tout va bien ? crie-t-elle.Bien sûr, tiens. Je hurle :– Ça va !Je reviens à mon téléphone et appuie à nouveau sur la touche de mise en marche. Toujours rien. Sur la touche numéro un. Rien. Numéro deux. Rien. Trois, quatre, cinq, toujours rien. Six, sept, huit, neuf, touche d’envoi, touche entrée, touche volume. Rien. Rien. Que dalle. Je tape du pied. Mes sandales font un bruit mouillé.J’appuie sur la touche d’accès. Encore une fois. Rien.J’appuie sur le neuf, le huit, le sept, le six, le cinq, le quatre, le trois, le deux, le un, touche entrée, touche volume. Rien du tout.J’appuie sur envoi.Ça sonne.
Comme toi, Devi m'a paru de plus en plus insupportable... Un livre que je pensais aimer et, qui, finalement m'a moins plu que je ne l'aurai voulu ^^
RépondreSupprimerJe ne savais pas que l'auteure avait écrit autant de livres ! Perso, j'ai lu la saga Sortilèges et sacs à main et, ça reste très très jeunesse.
J'ai dans ma pal 2 filles + 3 garçons - les parents = 10 choses que nous n'aurions jamais dû faire. Je verrais bien ce que ça va donner. Les autres livres de cette auteure me tentent moins, trop jeunesse pour moi.
SupprimerBon, ta chronique ne me motive pas à le commencer, zut x) Va falloir que je me motive ! :p
RépondreSupprimerje l'ai réservé à la bibliothèque, je verrais... Mais c'est vrai que le résumé est alléchant !!!
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